SOPHIA…


Sophia…
C’était au chat qu’elle avait pris ses yeux, la petite fille aux yeux jaunes. De la malice plein les iris comme des fleurs de jardin de grand mère. Elle roulait des billes dans l’intelligence de son regard, à voir tout l’univers en un éclair. Elle grimpait sur sa chaise pour se mettre à table. Manger son dessert dans les tâches de la nappe, chez tante Éloïse, dans le bleu des vagues, au bord de la mer. Elle avait rangé ses poupées dans la pouponnière. par terre. Sur le carrelage de la salle à manger, pour une sieste près des biberons, préparés pour quatre heures. Elle avait du soleil plein la vue, sur sa glace qui fondait, en faisant attention aux coulures de couleurs, sur le bord de ses mains. Sa langue comme un pinceau pour faire un tableau. Elle lançait des rayons, dans le cœur des invités, à faire sa chanson, dans la chaleur de l’été. Elle avait les yeux jaunes la petite fille chat, des moustaches sous son nez, pour sentir son espace. Ses petites jambes dans le vide, sous la table du dimanche à la campagne. Elle récoltait les sourires, comme des mûres dans ses promenades, avec son landeau carrossé trouvé sous le sapin de Noël. Elle racontait tant d’histoires, arrivées en avion twingo, sur le siège réhausseur, sur la route des vacances. Ses disques comme des pièces d’or, dans le décor de la famille, qui écrivait ses souvenirs, dans des images à ranger dans l’album photo. La petite fille aux yeux d’or, au regard arc en ciel, pour mettre des paillettes à toute l’assemblée. Tante Éloïse avait mit un baiser sur son front, emplis de pensées, pour lui dire qu’elle pouvait aller jouer, maintenant qu’elle avait terminé. Elle allait réveillé ses poupées, pour aller les promenées, dans les allées du parc du château, quelle avait imaginé…

Christelle Bréjon
16 août 2022